dimanche 28 octobre 2007

Édith Piaf, sublime et pathétique...

























Quand Édith Piaf est décédée en octobre 1963, j'ai pleuré.

Quelques heures plus tard, un vieil ami, Jean Cocteau disparaissait à son tour. «Quand il est mort le poète, tous ses amis pleuraient» chantait Gilbert Bécaud. Mais à la mort de Piaf, tout le monde pleurait: le pathétique ne peut pas mourir.

Un cortège de 60 000 personnes, un véritable raz de marée humaine, déferla dans les rues de Paris jusqu'au cimetière. Édith Piaf aimait Dieu mais l'Église dans l'Osservatore Romano, la qualifia d'idole du bonheur préfabriqué vivant dans le péché public et s'opposa à des funérailles religieuses.

Elle ne sut jamais oublier Marcel Cerdan. Le jour même de sa mort, Piaf trouva la force de monter sur scène et c'est à son amant qu'elle dédia ses cris d'amour et de détresse. Piaf a eu un instant de bonheur. Un instant... et elle retomba dans la nuit. Trop brutale, trop douloureuse, la mort de Cerdan plongea Édith dans une sorte de délire mystique. Pour retrouver Marcel, elle s'initia au spiritisme, fréquenta des voyants. Elle traînera longtemps dans tous ses déplacements un petit guéridon qui la mettait en contact avec ¨l'autre monde¨. Elle y retrouvait Cerdan, l'interrogeait. Il lui répondait, la conseillait, lui demandant de prendre soin de sa femme et de ses enfants. Ce qu'elle a fait avec une grande générosité.

Le public l'aime parce qu'elle souffre. Puis chanter devient pour elle un calvaire, ses mains et ses pieds sont déformés par des crises de rhumatisme; on la supplie de s'arrêter. Elle s'écroule sur scène puis revient et défaille encore.

Elle rencontre Théophanis Lamboukas, elle en fera Théo Sarapo, ¨je t'aime¨ en grec. Il a 27 ans, elle 47. Elle retrouve une sorte de pureté, cette rencontre est une rédemption pour elle. Elle l'épouse. Et la maladie revient. Elle s'éteint le 11 octobre 1963. Théo reste seul avec sa douleur et une dette colossale. La vie ne lui laissera pas le temps de payer les folles dépenses de sa femme, en 1970, il meurt à son tour d'un accident de voiture.

Édith Piaf est toujours vivante. Et nous sommes des milliers à continuer de l'aimer!

Références, Geneviève Beauvarlet

Les cathédrales et la femme....























Les cathédrales gothiques intègrent des symboles païens: le labyrinthe/la toile d'araignée, à Chartres notamment. On se réfère à la Grande Déesse qui tisse et guide le destin de l'homme.

Nombre d'églises contiennent une foule d'allusions féminines, certaines si éloquentes qu'elles troubleraient le fidèle un peu observateur. Les grands portails gothiques franchis en toute innocence par des générations de chrétiens sont en réalité, des représentations de la partie la plus intime de la Déesse. Ils attirent le croyant dans le sombre ventre de sa mère l'Église, le faisant bien souvent passé sous un bouton de rose, évocateur du clitoris. 

Dans l'église, le fidèle s'arrête auprès du bénitier, fréquemment en forme de coquille géante, symbole de la nativité de la Déesse (Naissance de Vénus, Botticelli). La coquille est le symbole classique de la vulve. Message subliminal !!!


Joé, de si loin venu...


Il y a 6 ans, un petit-fils m'arrivait du bout du monde, de Bielorussie : Joé.


Complètement dépaysé, paniqué, il avait pleuré tout le long du trajet en avion.
Sa maman en plus d'être en union de cœur avec la souffrance de l'enfant, devait composer avec les longs soupirs des gens autour, qui n'en pouvaient plus, eux non plus, d'entendre pleurer cet enfant.

À son arrivée à l'aéroport, j'ai pris Marie-Héllène dans mes bras et elle a éclaté en longs sanglots. C'était trop d'émotion.

Et Denis, radieux, tenait l'enfant dans les airs, à bout de bras : «On a gagné le gros lot!»

C'était un petit garçon de 2 ans, tout ¨pitou-piteux¨, maigrelet, malade, fatigué, les yeux bouffis de larmes et qui souriait. Nous souriait. Nous étions tous là, tout le clan, pour accueillir ce petit bonhomme venu de si loin pour tisser la toile de son destin au cœur de nos vies.

Ma fille est devenue une mère : « je suis si fière d'être la maman d'un petit garçon qui continue de m'émerveiller chaque jour, depuis 6 ans déjà!».


Et nous, nous avons vu cet enfant se métamorphoser, devenir un bel enfant en santé, intelligent, avec un désir d'aimer et d'être aimé, grand comme le ciel. Joé, c'est notre Joé. Il est nôtre et nous l'aimons.

Marie-Héllène, Denis et Joé, vous avez fait une vraie belle job ensemble!….

samedi 27 octobre 2007

Un mandala magnifique....

J’ai pris une rondelle de courgette entre mes doigts et je l’ai levée vers la lumière du soleil. Et un mandala magnifique aux lignes fines, d’un jaune-vert très doux s’est dessiné devant mes yeux. Une poésie!

vendredi 26 octobre 2007

Pour l'esprit illuminé....

Pour l'esprit terne, le monde entier est terne.
Pour l'esprit illuminé, le monde entier flamboie et rayonne.
R.W. Emerson

Nous voyons le monde non pas tel qu'il est mais tel que nous sommes.
S.R. Covey

Et moi, je dis: On peinture tout, sa maison et le monde avec la couleur qu'on met dans son bocal.

mercredi 24 octobre 2007

Propos sacrés du quotidien de Stéphanie

Une petite fille de 5 ans me téléphone tous les jours: «Tu vas bien Mamigi? Et elle me raconte des choses de grande importance. Et je l'écoute avec un intérêt immense et je m'émerveille.

- Ma petite soeur Michelle est tannante, elle a jeté une cassette dans les toilettes.
- J'ai hâte à l'été, je vais aller dans un camp avec Joé, 3 dodos!!!
- Je t'ai fait un beau dessin avec du bleu et du jaune. Tu vas l'aimer.
- Mamigi, viens-t-en dans ma maison tout de suite, je m'ennuie de toi.
- L'aimes-tu encore la carte que je t'ai envoyée?
- Je me balance très très fort maintenant.
- Mamigi, aujourd'hui on est en automne.
- On s'en va se promener chez ma tante Coco. William est malade.
- On a eu un gros orage comme toi tu les aimes. Avec plein de lumières dans le ciel.
- On a fait une belle cabane avec toutes nos doudous.
- J'ai une dent qui branle, j'attends la fée des dents.

Cette chronique au fil des jours, je l'appelle:¨Propos sacrés du quotidien de Stéphanie¨. Et c'est magnifique ça! Une petite fille et sa grand-mère sont sur une même longueur d'ondes: des chroniqueuses du quotidien!

mardi 23 octobre 2007

...mais les porcs....

« Les chiens nous adulent, les chats nous méprisent, mais les porcs nous traitent comme des égaux.»
Winston Churchill