lundi 30 juin 2014

Ève n'a jamais existé... la faute originelle non plus. Alors quoi?




Une femme au visage brûlé à l'acide par son mari

Au Pakistan, les femmes sont les premières victimes de la charia. Chaque jour des dizaines de femmes victimes du "Wife burning" échouent dans les hôpitaux du pays. Les époux disent que leur épouse s'est brûlée en cuisinant avec une bonbonne de gaz et ils ne sont pas poursuivis. De nombreuses femmes se suicident. Depuis les lois islamiques, des femmes et des adolescentes sont enfermées dans toutes les geoles du pays où elles sont violées à qui mieux mieux.


Ève, celle qui n'a probablement jamais existé, a retenu l'attention de tous ceux qui entretiennent une véritable haine envers la femme. C'est elle qui a commis le péché originel, c'est elle qui fut médiatrice entre le serpent et l'homme pour l'inciter à désobéir à la volonté de Dieu. Par la suite, toute femme est devenue une séductrice dont l'homme doit se méfier. Rappelons Tertullien: "Femme, tu devrais toujours porter le deuil, être couverte de haillons et abîmée de pénitence, afin de racheter la faute d'avoir perdu le genre humain... Femme tu es la porte du diable. C'est toi qui la première a violé la loi divine".

Depuis cette violente lancée de Tertullien, l'image médiévale de la femme comme instrument diabolique a pris corps dans le milieu populaire. Les conséquences de ce rapprochement entre la femme et le diable seront terribles. On estime à neuf millions le nombre de femmes brûlées comme sorcière, au cours de l'histoire. La chasse aux sorcières était l'extrême manifestation d'une mentalité masculine qui imposait à la femme des mesures discriminatoires en raison de son image de débilité et de pécheresse. Elle devait être soumise à la domination du mâle, qui était de nature supérieure et correctrice. Elle obligeait l'homme à lui refuser toute responsabilité publique, d'où l'urgence de la placer sous tutelle masculine en éternelle mineure, comme l'a fait le Code de Napoléon. Et, le pape interdit toujours la prêtrise aux femmes.

Si Ève n'a jamais existé, si le paradis terrestre n'a jamais existé, si Ève n'a jamais commis le péché originel, de quel méfait grave la femme est-elle coupable aux yeux de l'homme? Sa véritable faute est d'être une femme différente de l'homme physiquement et mentalement et d'avoir le pouvoir d'enfanter. Coupable d'avoir un corps qui attire et séduit l'homme. 

Visiblement ce n'est pas la femme qui a corrompu l'humanité et qui a provoqué guerres et catastrophes. Elle n'est pas non plus responsable des déboires financiers actuels, des multiples déroutes écologiques et de la faim dans le monde Elle met des enfants au monde, les nourrit et les élève. L'histoire nous raconte que l'homme seul, avec son désir de pouvoir, a fait déraper tous les systèmes sociaux, économiques et politiques.

Je lis La femme... l'avenir de l'Homme écrit par  Jean-Paul Marchand, en 2013

vendredi 27 juin 2014

La force physique ne produit pas l'intelligence...



La femme afghane mutilée par son mari

Elle s'appelle Aisha, elle avait 18 ans. Son visage a fait le tour de la planète. Continuellement abusée moralement et physiquement par son mari et sa famille, elle décide de s'enfuir. Des talibans, amis de son mari, l'ont rattrapée, et  en guise de châtiment: la mutilation. Ils l'ont maintenue par terre dans un champ et le mari lui a coupé les oreilles et le nez et l'ont abandonnée.  La jeune femme est sauvée par des humanistes américains et envoyée aux États-Unis pour y être opérée. Elle est devenue le symbole de la maltraitance des femmes dans le monde. La photographe Jodi Bieber reçut le Prix du World Press pour cette photo qui fit la une du Times Magazine.

La force physique est assurément le premier pouvoir de l'homme sur la femme... mais ce n'est pas la force physique qui produit l'intelligence. 600 millions de femmes ne peuvent pas compter sur une protection légale contre la violence domestique. Des milliers de viols ont lieu chaque jour dans le monde. En Inde, un viol est commis toutes les 22 minutes. Et le viol collectif est une activité courante. Le simple fait que les juges suggèrent aux victimes d'épouser leur agresseur pour leur éviter d'avoir une vie où elles seront rejetées par la société est un signe de la bestialité de leurs idées à l'égard des femmes.

L'homme tente de rabaisser la femme en la battant et la violant parce que plusieurs d'entre eux craignent la femme en raison de son pouvoir d'attraction. L'homme peut difficilement se contrôler face à la femme. Plutôt que de s'imposer une discipline personnelle. ce qui lui enlèverait sa liberté de mâle, l'homme a choisi de condamner la femme. L'homme a tout fait pour mettre en place des cadres rationnels et religieux pour la mâter et la soumettre. Et ça depuis le début de notre histoire.

Je ressens profondément la douleur des femmes  et leur douleur de l'accouchement en plus. C'est trop! Ça me fait pleurer.

mercredi 25 juin 2014

La femme... femme si maltraitée



   La femme Afghane. Son visage est l'un des plus célèbres au monde.

L'attaque soviétique tua ses parents et la força  ainsi que ses frères et soeurs et sa grand-mère à franchir les montagnes pour rejoindre le camp de réfugiés, au Paquistan. C'est là que le photographe du National Geographic, Steeve McCurry la photographia. Elle avait treize ans,  elle s'appelle Sharbat Gula.


    La femme est sur le point de déployer sa pleine puissance.

Force est de constater que l'homme a échoué sur  plusieurs plans. Il est difficile aujourd'hui de trouver une seule région du globe où les crises humanitaires et les conflits sont absents. La survie de l'humanité est en péril.

Les temps changent. Les hommes ne sont pas tous machos, dominateurs, violents ou insoucients des autres. Mais le déséquilibre fondamental entre les hommes et les femmes qui dure depuis la nuit des temps a profondément marqué notre histoire et fait partie de notre inconscient collectif. On pourrait même dire que la femme a été tellement conditionnée par l'homme depuis le début des temps qu'elle se croît elle-même inférieure et incapable d'agir sans l'encadrement d'un mâle. Elle est ce que l'homme a toujours voulu qu'elle soit: un être soumis à sa volonté. Cette douloureuse soumission imposée à la femme se trouve au coeur du mal humain. Ce mal cause un océan de misères et de souffrances qui accable le monde. Il n'est pas surprenant qu'il y ait autant de guerres. Ce déséquilibre entre l'homme et la femme corrompt la société économique et politique d'aujourd'hui.

Ce n'est que depuis les années 1970, que la femme accède à une "certaine égalité" encore fragile et dans quelques pays seulement.Tout est à faire. La lutte ne fait que commencer.


Je lis La femme... avenir de l'homme, écrit par Jean-Paul Marchand

mardi 24 juin 2014

Bravo Stéphanie!




Anne-Emmanuelle, une maman fière de sa fille



Stéphanie termine sa sixième année et son primaire en beauté. Elle a reçu une médaille soulignant sa détermination et ses performances en Éducation physique. Elle est bonne en tout quoi! Ta mamie-Gi est follement fière de toi ma Stéphanie! Amour*** 

samedi 21 juin 2014

Henry de Monfreid parle de l'alcool, des femmes, et des Arabes...



Henry de Monfreid 1879-1974

Il raconte:

Nous faisions de l'alccol et en faisions le commerce. Faire des alcools alors que les musulmans ne prennent pas d'alcool - !!! Le prophète a défendu une goutte d'alcool, alors il leur suffit de tremper un doigt dans un verre que l'on veut boire et de faire tomber une goutte pour que ce soit celle-là précisément qui est défendue, et le reste peut se boire en toute  bonne conscience!!!

Ah! bon! Ça sent l'hypocrisie !

Les femmes Harari ont une particularité. D'abord, elles sont très belles. La robe harari est très belle, très ample, très colorée. Et la loi leur reconnaît une particularité, un avantage. Un mari n'a pas le droit de battre une femme lorsqu'elle est une Harari. Il y a beaucoup de femmes harari qui ne sont pas mariés parce que les Arabes estiment que leur premier droit, si ce n'est leur devoir, c'est de battre leur femme quand elle le mérite, même quand elle ne le mérite pas.

Ah! bon! Ça sent la cruauté!

J'ai le coeur serré en pensant que toute cette vie patriarcale conservée derrière ces vieux murs allait disparaître, tuée par notre civilisation.

Moi, je n'ai pas le coeur serré. La désastreuse vie des  femmes en Afrique n'a pas changé d'un iota. La différence c'est que maintenant de plus en plus de femmes se lèvent et dénoncent les cruautés qui leur sont faites, au risque d'en mourir. Et beaucoup en meurent... Elles vaincront!

Jai lu  Henry de Monfreid, entretiens radiophoniques réalisés par paul Guimard

mercredi 18 juin 2014

Nefertiti, "la belle est venue"...



Nefertiti
L'exemple d'une beauté (trop) parfaite

Nefertiti est incontestablement la reine d'Égypte qui aura le plus marqué notre époque. Elle doit pour l'essentiel cette célébrité au fameux buste de calcaire stuqué qui la représente, conservé au Neues Museum de Berlin. Cet icône de l'art égyptien fut exhumé sur le site de Tell el-Amarna par l'archéologue Ludwig Borchardt entre 1907 et 1914. Il découvre ausssi l'atelier du sculpteur, où furent mises à jour une vingtaine de modèles représentant les membres de la famille royale dont la fameuse tête de Néfertiti. Le succès de cet objet fut immédiat, le visage de la reine étant  unanimement considéré  comme l'expression d'une beauté parfaite. Seul l'oeil gauche a été achevé au moyen d'une incrustation de cristal de roche et de pâte de verre donnant l'apparence de la vie. La célébrité de la statue entraîna  également un conflit avec les autorités égyptiennes qui contestèrent le partage des objets issus de cette fouille et réclamèrent le retour de Néfertiti dans la Vallée du Nil. On vit même dans ce débat, Hitler prendre partie contre son rapatriement, car il y voyait le prototype de la "beauté aryenne".

Mais il s'agit malgré tout d'une beauté éminemment "calculée", comme a pu récemment le démontrer l'égyptologue allemand Rolf Krauss. Le chercheur a eu l'idée de placer un relevé photogrammétrique de ce buste dans une grille graduée en doigts égyptiens (1,875 cm). Le résultat est frappant: de face comme de profil, chaque élément du visage se trouve à l'intersection de deux lignes du quadrillage ainsi obtenu. On comprend que la beauté de l'objet ne doit rien au hasard, et que tout a été mis en oeuvre pour que les proportions du visage soient parfaites.Tout est donc idéologique dans le portrait si "naturel" de la reine. 

Nefertiti est un personnage dont on ne sait pas grand chose, on ne sait rien de ses origines. Son nom "La belle est venue" suggère aux archéologues qu'il s'agissait d'une épouse étrangère d'Akhenaton. Elle n'était probablement pas d'origine royale car elle ne porte jamais le titre de fille ou soeur du roi. Ce titre ne lui est pas attribué. Nefertiti surgit brutalement dans la documentation, pour être systématiquement associée à son époux, en l'an 4 de son règne. Elle disparaîtra des sources de façon aussi mystérieuse qu'elle y était apparue. La documentation devient rare à partir de l'an 14 du règne, comme si elle était à cette période passée au second plan - on a parlé de disgrâce, d'exil, voire de sa mort précoce. La seule chose qui est probable est qu'elle mourut avant Akhénaton et qu'elle ne devait guère avoir plus d'une trentaine d'années. Elle fut inhumée à Tell el-Amarna. L'emplacement de sa tombe reste l'objet de spéculations et les conditions de son enterrement aussi.


Je lis Douze reines d'Égypte qui ont changé l'Histoire, écrit par Pierre Tallet


J'ai revêtu ma "tunique" de professeure...



Stéphanie, 12 ans


Lis avec moi est un mouvement national de lecture pendant lequel la population québécoise est invitée à s'offrir un moment de bonheur en partageant une lecture avec des jeunes. 

Les Trois Sauterelles étaient sur place pour les trois filles d' Anne-Emmanuelle. Denise avec Jeannie, Mimi avec Michelle et moi avec Stéphanie. Comme il pleuvait, au lieu d'être assis sous un arbre dans le parc voisinant l'école, les lectrices et lecteurs s'isolaient un peu partout dans l'école avec leur élève.

Le prof de Stéphanie était soulagée de me voir arriver. J'étais la seule à m'être présentée en sixième année. Donc, un enfant/un lecteur n'était plus possible. "Accepteriez-vous de lire pour toute la classe ?". Et comment donc! Je me suis mise en mode "prof", debout, le tableau derrière moi, une craie à la main, et j'ai lu. Tous mes mécanismes pour susciter l'intérêt sont montés à la surface, et... la classe attentive, participative, écoutait la belle histoire. Quel beau moment!  "Merci d'avoir été là, vous avez sauvé l'activité!" m'a dit la prof. J'étais terriblement heureuse!!!

J'ai particulièrement aimé le beau visage de ma Stéphanie qui regardait intensément sa Mamie-Gi lire une belle histoire devant ses amis.

Nous, les Trois Sauterelles, étions ravies de notre expérience. Une beau  plaisir en étincelles, présage fameux pour la suite... les Fioritudes!

Cette semaine, un questionnaire a circulé: Quel a été le prof que vous avez aimé le plus? Mon nom était sur la liste. Un petit coup de tonnerre de plaisir!