jeudi 4 novembre 2010

Dominicke et sa grand-mère


Mamie Thérèse


Le filleul


Le plus beau des cadeaux

Dominicke est allé voir sa grand-mère, la guitare sous le bras. C'est une grand-mère émue qui a accueilli son petit-fils, bras grand ouverts et coeur chamboulé. Elle était si ravie que les larmes coulaient sur ses sourires reconnaissants. Et Dominicke jouait et je dansais pour elle. Elle a eu une peine du grand âge: elle aurait aimé danser et giguer sur la musique de son petit-fils.

Elle l'a pris dans ses bras et elle lui a chuchoté un fervent "Je t'aime!". Je pense que Dominicke a été touché. Il a donné mais il a reçu aussi, magnifiquement.

Cette belle dame aura quatre-vingt-dix ans, l'été prochain. C'est notre trésor familial.

mercredi 3 novembre 2010

Papillon translucide



Papillon translucide

Le papillon Glasswing rivalise avec la beauté raffinée du vitrail. La présence de cette perle tropicale est utilisée par les écologistes des forêts comme une indication de la qualité de ses habitats naturels. Ce qu'il est beau!

"Le Cri" et "La Madone"


"Le Cri" peint en 1893.

Munch: "Je me promenais avec deux amis, le soleil se couchait. J'éprouvais comme une bouffée de mélancolie. Soudain, le ciel s'enflamma d'un rouge sang, je m'arrêtai, appuyé à la balustrade, las à en mourir. Je regardais les nuées qui flamboyaient comme - du sang et des épées - au-dessus du fjord d'un bleu sombre et de la ville. Mes amis s'éloignèrent et je restai tremblant d'angoisse, je perçus comme un long cri sans fin traversant la nature." 

Cri inaudible dans un climat de cauchemar.

Edvard Munch est un écorché vif et sa douleur prend la forme d'une stupeur: "Je reste seul avec des millions de poignards qui me déchirent le coeur et les blessures restent béantes. Sans la peur et la maladie, ma vie serait comme un bateau sans rames." Munch est hospitalisé à une clinique neurologique à Copenhague. Il est rééquilibré grâce à un traitement bénéfique d'électrisation. De retour en Norvège, il s'intéresse à la nature, il s'achète une propriété près d'Oslo où il meurt paisiblement en 1944, à quatre-vingt-cinq ans: "J'aime la vie, même malade..."

D'après un écrit de Valérie Maulmin


La Madone

Hymne à la vie, à l'amour, à la mort, ce tableau est une représentation insolite de la Vierge. Il fit scandale. Les yeux de la madone sont fermés et le visage est serein; son auréole rouge plutôt que dorée symbolise l'amour/douleur. La Madona est mère aussi, avec son ventre rond et un foetus et des spermatozoïdes encadrant le personnage. La Madone est femme, d'une beauté troublante avec des seins qui s'offrent. Cette oeuvre a marqué sa génération et continue d'attirer la convoitise.

Ces tableaux Le cri et La madone ont été volés au musée d'Oslo par deux individus armés et encagoulés sous le regard médusé des visiteurs. Les deux oeuvres ont été retrouvées en 2007, mais les voleurs sont encore recherchés.

mardi 2 novembre 2010

L'Halloween


Des initiatives musicales heureuses


Déguisements et musique

L'Halloween, une fête d'enfants ??? Pierre et Marie-Héllène se sont joints à Dominicke pour faire de l'Halloween un événement musical de quartier. La scène? le drive-way devant la maison. La poche de bonbons? sur les haut-parleurs. Les choix musicaux? Les Cowboys Fringants. 

Ils densifiaient le plaisir des enfants et des parents par leur dynamisme aussi fou que contagieux. Ce sont des faiseurs d'événements. Je les adore.



lundi 1 novembre 2010

Cours de peinture


Gi à l'oeuvre

Et voilà que je recommence à peindre. Un peintre français, Frank Chatel, nous donne des cours à Ste-Julie, chez Fabienne. Nous sommes un petit groupe de bonne humeur, avec nos chevalets, nos pinceaux et nous peignons. J'ai commencé mon travail avec deux toiles représentant chacune un visage de femme. Et j'aime ça!

J'habite alors, un espace intérieur intensément fragile mais captivant, où presque plus rien n'existe, si ce n'est la connivence entre la toile et les couleurs. Il y a un étrange appel venant de la toile et qui revendique des audaces, des jeux de couleurs, des harmonies, des effets saugrenus, souvent bien au-delà de ma propre volonté. Le prof nous le répète, il n'y a pas d'erreur... qu'une démarche évolutive qui mène à une possible perfection.

Parfois, de brefs découragements me sortent de ma bulle, mais je persévère. Maintenant, voilà que j'entends un appel subtil mais drôlement exigeant, une petite voix importune qui me sollicite constamment à reprendre mes pinceaux, comme s'il y avait une urgence, le feu quelque part. Fatiguant ça!!!! Après seulement deux cours!!!

Je suis allée à la grande vente annuelle de la Bibliothèque et j'ai acheté une grosse pile de revues sur les Arts. Je m'en délecte. J'ai un regard différent. J'observe avec un troisième oeil, on dirait.

Fabienne m'a inscrite à un site américain de tableaux d'amateurs. J'ai eu la surprise de voir mes deux visages de femme dans ce catalogue. Superbe feeling vécu avec une absence totale de prétention!



La Vive, ma deuxième toile


Pour un petit coup d'oeil furtif, voici l'adresse:



Une femme brûlée




Une agression à l'acide

Au Pakistan, les femmes sont les premières victimes de la charia mais aussi de la purdah, un ensemble de coutumes basées sur la ségrégation des sexes, dont le "wife burning". Chaque jour, des dizaines de femmes échouent dans les hôpitaux du pays, les maris disant que l'épouse s'est blessée en cuisinant avec une bonbonne de gaz. Ils ne seront pas poursuivis. Suite à ces attentats, de nombreuses femmes se suicident.

On déplore au Pakistan que la peine de mort soit appliquée aux violeurs, car cela oblige les violeurs à tuer leurs victimes! Alors qu'avant, celles-ci ne risquaient "que" la prison. Selon la loi coranique, une femme violée doit produire quatre témoins de l'agression. Sinon, elle tombe sous le coup de la loi contre le "zina", l'adultère.

Depuis les lois islamiques du général Zia, en 1979, le zina est puni de prison, de flagellation ou de lapidation. Des centaines de femmes et d'adolescentes sont enfermées dans toutes les geôles du pays et violées à qui mieux mieux. Sources: Marie Muller

J'ai failli vomir. La souffrance des femmes sur cette planète me bouleverse. Celle-là, cette jeune femme de la photo, je vais lui parler chaque jour, je vais prendre soin d'elle à ma façon. À ce moment-ci, je pleure avec elle. Je l'appellerai Nawal du nom de la femme torturée dans le film Incendies.