mercredi 11 juin 2014

Montezuma vu par Henry Miller



Montezuma, divinité préhispanique mexicaine

Henry Miller raconte:

Avec Montezuma, nous retrouvons le lustre et le rayonnement intérieur. Nous retrouvons la splendeur, la magnificence, la beauté, l'imagination, la dignité et la vraie noblesse. L'ambiance éclatante et grandiose où évoluent les dieux. Quel bandit que Cortès! Cortès et Pizarre... ils font saigner nos coeurs de dégoût. Leurs exploits font tomber l'homme au plus bas de la dégradation. Ils demeurent les plus grands vandales de tous les temps.

Nous qui sommes de ce continent, nous, adolescents drogués et hypnotisés par les légendes héroïques des livres d'histoire écrites après la légende sanglante des conquistadors, nous apprenions avec horreur que notre glorieux continent a été violé avec une sauvagerie inhumaine. Une ignoble histoire de soif de richesses et d'ambition. C'est sur la soif de l'or que repose notre empire du Nouveau Monde. Colomb a suivi un rêve mais pas les hommes qui sont venus après lui. Enveloppé des brumes de l'histoire, Colomb nous apparaît aujourd'hui comme un fou tranquille. Il a déclenché malgré lui "l'horreur américaine". Chaque bateau amenait une cargaison nouvelle d'assassins qui dépouillaient, pillaient, violaient, exterminaient les vivants et qui s'abattaient comme des démons incarnés sur la Terre elle-même, la profanant, anéantissant les dieux qui la protégeaient et détruisant jusqu'au dernier vestige de culture et de raffinement.

La rédemption est venu par Cabeza de Vaca.

Le lis  Les livres de ma vie de Henry Miller.  À suivre...

Jour d'anniversaire, énorme Alleluia!




J'ai 73 ans et je suis habitée par un énorme Alleluia!



J'aime tellement ça, les fêtes d'anniversaire! C'est le solennel moment pour dire un énorme merci à ces personnes exceptionnelles et aimantes qui mêlent leur vie aux nôtres.  Aussi, pour sentir monter un merci émouvant pour cette énigme mystérieuse qui fait que mes enfants, leurs conjoints et leurs enfants ont choisi une famille, ma famille pour explorer et expérimenter la vie terrestre. Des bouts de vie ou la vie tout entière. Je suis profondément reconnaissante pour leur divine présence. Et, je pense à toi aussi ma chère Lou-Hélène et à la petite Rose, vous m'avez manqué. Vous étiez de la fête, là, dans mon coeur!

Quand je suis arrivée, Pierre jouait "Bonne fête" à la guitare, Marie-Héllène et la famille de Frédérique-Anne chantaient et la petite Julia s'avançait  fièrement vers moi, un petit bouquet de fleurs dans les mains. On m'attendait. Le sourire de Mathieu, heureux de ma joie, m'est allé droit  au coeur.

Je suis allée recevoir un câlin de ma nouvelle amie, voisine de Marie-Héllène et Pierre. Elle s'appelle Vivianne. Un petit deux minutes de plaisir!

Et nous avons pris le chemin vers le Nord, rejoindre la famille de Dominicke qui nous recevait. Nous fêtions les Gémeaux. Surtout les dix-huit ans de Rosalie, aussi, les quarante-six ans d'une femme magnifique, Marie-Héllène, les soixante-dix et soixante-treize ans d'une grand-mère et d'une Mamie-Gi. Nous avons greffé les sept ans de Mathieu aux gémeaux, tout seul qu'il est en juillet.

Et la fête eut lieu! Drôle et festive. Et pleine d'amour!

Aujourd'hui, mon frère Gilles m'est venu avec sa tendresse, des belles tomates rouges, une gerbe de fleurs jaunes et du temps pour réparer le boyau d'arrosage. Tout un beau cadeau! Merci mon frère!

mardi 10 juin 2014

Mots d'amour du poète...



Pauline Julien  1928-1998


Pauline Julien, sa ferveur exaltée nous manque encore tellement...



Est-ce que ça existe encore des amoureux capables de se déclarer à grands coups de grandes envolées d'oies blanches? Louis Hamelin


"Quand elles se lèvent, on dirait une poignée de diamants lancés dans l'espace et qui retombent en accrochant la lumière en cascades bleues, roses et argent. C'est d'une beauté aussi grande que quand, avec vous, je fais l'amour".  Gérald Godin 

Ces mots pour dire l'amour sont éblouissants de beauté. Ils  m'émeuvent tendrement!

Gérald Godin le politicien-poète et Pauline Julien, la pasionaria québécoise, un matou et une renarde, s'aimaient d'amour.  Et, ils souhaitaient farouchement  l'indépendance du Québec. Mais... rien n'y fit!

Deux personnages de notre Histoire du Québec. Je les aime encore!



Quand Pauline Julien est décédée, j'enseignais à des élèves de 6e année. Ce matin-là, j'avais une grande peine. J'ai parlé à mes élèves de cette femme exceptionnelle, un "personnage". J'étais pleine d'émotion   et de gratitude. Elle était féministe et indépendantiste et je l'aimais. Pauline Julien venait de se suicider et un certain Québec était en désarroi. J'ai mis "L'âme à la tendresse" et nous l'avons écoutée chanter. Le silence était respectueux même si peu la connaissait. À la fin d'année, pour le Journal des Finissants, les élèves ont sélectionné les événements marquants et nous avons fait une page sur Pauline Julien. Ils connaissaient son histoire et celle de Gérald Godin maintenant.

L'intensité de leur  histoire personnelle carburait à même celle du Québec. Ils ont connu l'incarcération, la désespérance et la colère des Événements d'Octobre. Oui! Je les aime encore!

jeudi 5 juin 2014

Verlaine et Judas




Julia et ses frères


Julia, 4 ans








Julia et William

Les trois enfants sont attablés et ils travaillent dans leurs livres d'exercices. Une belle lumière éclaire leurs cahiers. Ils tracent, ils colorient, lisent, dessinent, jouent ensemble, s'entraident. Ils aiment ces moments d'apprentissage, devenus de "riches heures". Ces enfants vont aimer aller à l'école, passionnément. Ces instants impriment en eux un ancrage indélébile d'un grand plaisir, celui d'apprendre. Ils ont des livres dans toutes les pièces de la maison.

Moi, je les regardais et les souvenirs remontaient: mes enfants carburaient comme eux à la même fièvre du savoir. 

Je les trouve très à mon goût mes trois petits-enfants américains!

mardi 3 juin 2014

William s'est endormi près de moi



William

Ce soir-là, je gardais les enfants. Je suis allée leur dire Bonne nuit! après le départ des parents. Lui seul ne dormait pas. Je l'ai couvert, je lui ai dit quelques mots de tendresse et je suis descendue lire au salon. Plus tard, j'ai entendu du bruit, je me suis dirigée vers ce bruit, c'était William qui était descendu et regardait dehors, un peu inquiet je pense de voir que ni l'auto de papa ni l'auto de maman n' étaient là... Il ne dormait pas encore!

- C'est mamie-Gi qui est avec toi, ce soir. Aimerais-tu t'endormir sur le divan à côté de moi?

Il est parti à courir et s'est affalé sur les coussins. J'ai senti son soulagement. Je l'ai bordé, embrassé. Et je me suis mise à chanter doucement:  "À la claire fontaine", "Isabeau s'y promène", "Aux marches du palais". Je jouais gagnante, sa respiration s'apaisait... et le sommeil est venu.

Quand William a de la difficulté à s'endormir, sa maman lui fait du reiki. Les chansons douces chuchotées par sa mamie-Gi, ça fait la job aussi! Je l'ai longuement regardé dormir. Il est si beau cet enfant! Mon regard n'était que bénédictions.


Un petit garçon qui garde sur son visage l'empreinte de l'ange....



Mathieu

J'aime cette photo.  L'espace fugace d'un clic et voilà qu'une photo révèle  la vérité sur le mystère d'un visage, le grand  mystère de cette petite existence d'enfant de six ans qui semble nous dire: Je sais! Avec un chromosome défectueux, il a quand même eut la sagesse de se choisir la plus aimante et formidable des mamans. Il est là parmi nous, sensible, délicat, avec une tristesse tenace qui côtoie une allégresse bienheureuse, et généreuse. Son amour nous inonde et les perles de ses larmes ou de ses rires nous émeuvent totalement.

La Julia l'a à l'oeil. Elle part en courant pour  lui apporter papier mouchoir ou ... une aide quelconque, tout le temps...

Je suis arrivée à temps pour voir la démonstration finale de ses cours d'équitation. Il aime son cheval et lui, tous ses professeurs l'adorent. Les pieds bien positionnés dans les étriers, ses petites jambes graciles pressant  les flancs de son cheval, il a réussi son tour de piste au trot sans problème. Superbement concentré malgré les applaudissements, il était magnifique. Et c'était touchant de voir combien sa joie et sa fierté étaient éclatantes en recevant sa médaille garnie de larges rubans colorés. Cher p'tit coeur! Il était heureux! Je l'étais tellement aussi! 

J'ai vu ses remarquables résultats en lecture et en écriture. Il m'a lu deux histoires, il était si content. Je n'avais pas réalisé que je pouvais vivre un tel moment de contentement. Une grâce! 

J'ai passé trois jours avec eux.