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mardi 10 juin 2014

Mots d'amour du poète...



Pauline Julien  1928-1998


Pauline Julien, sa ferveur exaltée nous manque encore tellement...



Est-ce que ça existe encore des amoureux capables de se déclarer à grands coups de grandes envolées d'oies blanches? Louis Hamelin


"Quand elles se lèvent, on dirait une poignée de diamants lancés dans l'espace et qui retombent en accrochant la lumière en cascades bleues, roses et argent. C'est d'une beauté aussi grande que quand, avec vous, je fais l'amour".  Gérald Godin 

Ces mots pour dire l'amour sont éblouissants de beauté. Ils  m'émeuvent tendrement!

Gérald Godin le politicien-poète et Pauline Julien, la pasionaria québécoise, un matou et une renarde, s'aimaient d'amour.  Et, ils souhaitaient farouchement  l'indépendance du Québec. Mais... rien n'y fit!

Deux personnages de notre Histoire du Québec. Je les aime encore!



Quand Pauline Julien est décédée, j'enseignais à des élèves de 6e année. Ce matin-là, j'avais une grande peine. J'ai parlé à mes élèves de cette femme exceptionnelle, un "personnage". J'étais pleine d'émotion   et de gratitude. Elle était féministe et indépendantiste et je l'aimais. Pauline Julien venait de se suicider et un certain Québec était en désarroi. J'ai mis "L'âme à la tendresse" et nous l'avons écoutée chanter. Le silence était respectueux même si peu la connaissait. À la fin d'année, pour le Journal des Finissants, les élèves ont sélectionné les événements marquants et nous avons fait une page sur Pauline Julien. Ils connaissaient son histoire et celle de Gérald Godin maintenant.

L'intensité de leur  histoire personnelle carburait à même celle du Québec. Ils ont connu l'incarcération, la désespérance et la colère des Événements d'Octobre. Oui! Je les aime encore!

lundi 25 juin 2012

Gérard Godin et Pauline Julien


Pauline Julien


Je viens tout juste de regarder un documentaire sur Gérald Godin, Pauline Julien et sur la formidable énergie collective  d'un peuple à vouloir se donner un pays... et puis...la si terrible désillusion. Je les ai aimés d'amour ces deux-là, "la renarde et le mal peigné". Tout de suite après j'ai regardé "Dédé dans les brumes" et j'ai pleuré. Nous avons frôlé le pays en ces temps-là. Et nos âmes  se sont entrechoquées dans un poignant chagrin. Réminiscence encore douloureuse.


À la télé, une énergie follement festive: ce sont les célébrations  de la Saint-Jean et je vois Pauline Julien sur grand écran. Un hommage vibrant pour une femme qui palpite encore de vie dans notre imaginaire souverainiste.  Et l'espérance, à mon corps défendant, est toujours là, tapie dans mes rêves de pays, cette espérance veut vivre, elle veut se gonfler de semences et de fleurs. Et la ténacité de cette empreinte m'émerveille. J'ouvre toutes mes antennes, j'allume toutes mes lumières, mes neurones indépendantistes se mobilisent à nouveau: Vive le Québec! Vive les québécois! Vive le Pays qui vient!