mercredi 28 février 2018
vendredi 23 février 2018
Quatre étreintes par jour...
Enseignement de la chamane Oh’Shina: « Pour que l’homéostasie de l’humain maintienne son équilibre, quatre étreintes par jour lui sont nécessaires. Après l’étreinte, il y a augmentation des globules blancs.»
J’ajoute : quatre étreintes faites dans la conscience.
mercredi 21 février 2018
Tout ce qui nous arrive est grâce...
Je me suis réveillée avec en tête le souvenir d’un pur bonheur.
Voilà deux personnes que je n’avais jamais vues. Immédiatement, une concordance des âmes s’est mise à brasiller.
Lui, le poète du bois, me manifestait sa connaissance des essences et les couleurs des bois, avec la tendresse et l’humilité de celui qui connaît aussi toutes les autres essences, même la mienne. «Je vais vous fabriquer un stylo avec ce bois rouge, le plus beau!». Je comprenais, je suis celle qui écrit...
Elle, quand j’ai eu bu la dernière goutte du vin de ma coupe, elle m’a tendu la sienne. Geste insolite ... un moment de grâce... et j’y ai bu avec une conscience aiguë: un vin devenait élixir... «Je vais connaître vos pensées, alors!» lui dis-je. Mais nous nous saisissions déjà.
Tout moment de lumière est porteur de son côté sombre... une grâce aussi, semble-t-il...
Je ne les reverrai jamais!
Ils demeureront à tout jamais vivants!
lundi 29 janvier 2018
Un livre qui m'enchante: Cantique de l'acacia
Kossi Efoui, un visage inspirant...
Je commence à peine ce livre et déjà je laisse mon désir grandir de vous partager une page qui m'a troublée, chapitre 4, page 25.
La crête de l'île aux acacias avait les nuances d'un bleu chauffé à blanc. Les feuilles d'arbres tombées dans la nuit s'écoulaient maintenant avec la levée tranquille du vent.
Grace dit: Repose-toi Joyce, n'oublie pas de te regarder. Regarde-toi Joyce, tu es revenue. N'oublie pas de t'appeler par ton nom.
Et Joyce gardait les yeux baissés sur l'oiseau aux ailes déployées dessiné dans le sable par la coulée blanche de farine et d'eau mêlée que Grace répandait par terre, sans se baisser, buste droit et bras levé, dirigeant le tracé depuis cette hauteur et prononçant:
Ceux à qui ta présence inspire l'amour
Que mille oiseaux blancs les saluent
En ton nom.
Dans la même position, elle versa à présent la mousse frétillante du vin de palme et chantonnait:
Ceux à qui ta présence inspire la haine
Que l'ivresse de l'alcool les emporte dans la joie
Et qu'ils oublient de prononcer ton nom.
Une bénédiction émouvante de beauté et une malédiction faite de bienveillance!
Grace, devineresse, enchanteresse et guérisseuse avait été visitée par une vision prometteuse. Et... la petite Joyce leur était arrivée, inanimée, sur un radeau flottant.
Grace disait: Il faut se mettre à trois pour faire un enfant. Le mâle, la femelle et l'invisible. Joyce, l'enfant de la promesse, avait eu besoin de deux mères.
Cette histoire se passe sur la terre africaine. Et le rituel initiatique de la grand-mère et de l'adolescente nues et huilées, face à face, qui répètent des formules glorifiant le pouvoir de la femme m'a fascinée.
J'aime déjà ce livre, j'aime cette sorte de bonheur déjà en moi et devant moi. Ce livre est coté 4 étoiles par Le Devoir.
Placide Gaboury parle d'Art
Placide Gaboury, philosophe, professeur, écrivain, peintre et pianiste professionnel (1928-2012)
''L'art pour moi est une création humaine qui m'émeut. Elle peut en émouvoir d'autre que moi sans que je l'éprouve ou l'estime - c'est encore de l'art. Mais quand elle me touche, moi, j'appelle ça de la Beauté! L'art doit me toucher comme une chanson de Piaf (C'est l'amour qui fait qu'on s'aime) ou Brel (Entre Bruges et Gand). Le grand art pour moi est celui qui bouleverse.
C'est quand j'ai été touché par de la beauté que je fais une aquarelle et l'émotion passe par le pinceau, purifiée. Si quelqu'un observe la peinture et que son sentiment est éveillé à son tour, c'est un miroir, une communication, un acte d'amour. J'exprime ce qui est en moi, je ne sais pas si cela fait de moi un bon peintre. Mais ça fait un peintre sincère. L'art est totalement subjectif, mais dans notre rencontre avec la vie, les choses et la beauté, c'est notre coeur, notre être entier qui réagit, d'une réaction unique.
Ce n'est pas parce que c'est du Picasso que ça me touche. Je lui accorde du génie mais je trouve que c'est aussi un manipulateur, un exhibitionniste qui croyait que tout ce qui l'habitait valait de paraître sur toile ou autrement. Beaucoup de ses toiles me laissent complètement froid. J'aime ses dessins classiques, ses périodes bleue et rose mais à part ça, je n'aime pas Picasso. Je le trouve violent.
Ce que je disais de Picasso je le dirais également de Bach, de Mozart, de Beethoven. La forme est parfaite mais le coeur - le mien du moins n'est pas toujours là. Le compositeur qui me prend le plus c'est probablement Schubert, j'aime le concerto de Brahms pour piano, les sonates et concertos de Bach, la sonate pour deux pianos de Mozart, les concertos et symphonies de Beethoven, Chopin, et certaines pièces de Debussy comme En bateau et Clair de lune.
Quand une oeuvre nous touche, elle peut créer en nous ordre, harmonie et beauté.
jeudi 18 janvier 2018
Ne cherche pas et tu trouveras
Ne pas attendre que quelque chose arrive du dehors. Le commencement est en soi. Le bonheur dépend de nous, de notre regard porté sur le monde. Ne cherche pas et tu trouveras. la phrase est paradoxale. L'agir du non-agir met en état de recevoir, il met en place les conditions pour que ''quelque chose se passe". Il est réceptivité. Dans la concentration ici maintenant, les obstacles s'effondre d'eux-même parce que la conscience ne les entretient pas.
Le non-agir ne signifie pas qu'il ne faut rien faire, mais qu'il faut se rendre disponible, attentif, ouvert, dans l'évanouissement des barrières mentales; il permet de clarifier l'esprit pour le rendre réceptif. Alors quelque chose se produit. Quand les nuages s'écartent, le soleil n'est pas cherché, il se montre. La vie s'accomplit d'elle-même dans l'évidence la plus absolue. Le non-agir est l'art de vivre. Il s'agit donc de revenir à l'instant où notre corps agit avec justesse, en suivant le chemin le plus naturel possible.
Se concentrer sur l'acte quotidien
"Quand vous vous asseyez, asseyez-vous; quand vous marchez, marchez, surtout n'hésitez pas." (Ummon Bunen). L'acte est presque toujours accompagné par une pensée, un souvenir, une image, un jugement. L'action ainsi est parasitée, la conscience n'est pas totalement investie. L'absence d'hésitation dans l'acte est un engagement plein. Tout cela est ordinaire et c'est pourquoi c'est une révolution. Tout acte de la vie devient alors spontané, naturel. L'épanouissement parfait, c'est faire ce qu'il faut, quand il le faut, avec juste ce qu'il faut.
J'apprends avec ferveur !
Le quotidien est essentiel
Denis Faïk est docteur en philosophie, maître de conférences au département Arts et Culture de l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace à Toulouse. Il est professeur diplômé de yoga de l'Institut français du yoga.
Je lis Ne cherche pas et tu trouveras de Denis Faïk
La vigilance est l'acuité d'une conscience engagée dans chaque détail de l'existence, les gestes, les mots, les actions, quelle que soit la valeur qu'on leur accorde a priori. Aucun mouvement de la vie quotidienne ne mérite plus d'attention qu'un autre. La vigilance les accompagne tous parce que tout est essentiel. Les choses que nous faisons chaque jour sont autant d'occasion de nous centrer dans le présent, qu' il s'agisse de servir son café, ouvrir son journal, mettre la table, se laver les mains, etc... Pour ce dernier acte, notre attention peut ainsi se porter sur le toucher du savon, le contact avec les mains, la manière de frotter, les mains qui tournent, l'eau, puis la façon de les essuyer, le contact de la serviette, etc. Il convient de concentrer son esprit sur chaque détail qui se déroule dans l'instant.
Cette concentration sur le bouquet infini des choses à chaque seconde permet de freiner et d'annihiler les agitations du mental. La présence totale dans les mouvements de la vie prend ''toute la place'', si bien que nos désirs, nos craintes et autres effervescences émotionnelles (stress, pression) ne peuvent agiter notre esprit. Notre conscience demeure alors en elle même, ici et maintenant, dans la réalisation. Si toute mon attention est dans l'acte de me laver les mains, pour revenir à l'exemple précédent, alors mon mental n'a plus de place pour accueillir autre chose. Je me lave les mains, c'est tout. Je ''m'immobilise'', je prends conscience du souffle, de mes sens qui perçoivent les sons, les parfums, dans une simple et juste réception de l'environnement et de moi-même, sans profit, sans but.
Dans cette concentration, il y a une mise à l'écart des résultats, de la récompense, de ces choses qui flattent l'égo. Libéré de toute pensée qui porte ailleurs, le geste n'est plus alors vécu que comme émerveillement, accomplissement. C'est ainsi qu'il y a lâcher-prise, qui est un acte sans attachement à l'échec ou à la réussite.
''On s'exercera donc à vivre au jour le jour, sans soucis du lendemain, puis à vivre l'heure présente, puis la minute et la seconde même, pour essayer dans une vigilance aiguë et calme d'atteindre le point critique où le présent ne s'échappe plus.'' J. Papin
Il n'est pas question d'être aveugle aux conséquences néfastes d'une action. Il s'agit d'occuper tout l'espace mental par le geste, aussi bien balayer, manger, ou se promener. Il y a dans l'action, une neutralité psychologique, l'esprit n'étant qu'à ce qu'il fait, aucun contenu mental construit ne parasite l'esprit.
Ça me parle tellement, j'y travaille beaucoup. Je persévère!
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