mardi 9 juillet 2013

L'écriture, éblouissante expérience...



Yannick Haenel est écrivain et co-créateur de la revue Ligne de risque. Par ses travaux, il appelle à l'insurrection personnelle.


Je lis Le sens du calme de Yannick Haenel


Lire, c'est rallumer à chaque instant l'étincelle sensuelle des phrases, et d'en jouir. Cette jouissance est illimitée. C'est l'élément même de la littérature. J'aime particulièrement cette étincelle dans le Saint Julien de Flaubert: c'est un matin d'hiver, Julien est parti avant le jour, seul, avec une arbalète et un trousseau de flèches; il s'approche d'un bois, accompagné de ses trois chiens de chasse. Et Flaubert note ceci: "Des gouttes de verglas se collaient à son manteau". Ces gouttes n'ont aucune utilité dans la narration: elles s'offrent en plus, comme un bijou. À travers elles, c'est la jouissance du texte qui vous salue, sa richesse qui crépite. Les gouttes de verglas sur le manteau de Julien participent de cette orgie de détails qu'est la littérature.

Il n'y a qu'un seul pays, celui qui déjoue les appartenances: ce territoire enchanté, noble et terrible, qui prend la forme d'un éclair, d'un vertige, d'un paragraphe, et vous ouvre à la dimension intérieure du langage. C'est l'autre pays. Son existence ne dépend pas du hasard.

Il n'y a plus d'obstacle: rien que les phrases qui luttent pour exister. Je cherche en tous lieux, l'occasion  pour le poétique de s'éveiller. Pour l'écrivain, c'est se rendre disponible à chaque instant pour l'arrivée du langage. L'événement le plus décisif aujourd'hui, c'est la possibilité, dans une vie, de faire l'expérience poétique. J'étais si concentré sur ce qui allait venir - sur cette venue étrange dont je voyais partout le signe - qu'il m'était impossible de faire le moindre effort pour autre chose. J'ai sorti le livre, et au hasard j'ai lu: "Éprouver le bonheur jusqu'à la terreur de l'esprit." Tout de suite, une chaleur a serpenté dans mes veines, et ma tête souriait comme sous l'effet d'une bonne grappa.

La pensée chemine entre les corps. Je me dispose chaque jour à recevoir cette chose dont j'ignore le nom. Quelque chose s'écrivait à travers moi, un souffle d'arabesques étranges, dont le filigrane se dessinait dans les veines de mon poignet, et ma joie s'élargissait.


Ce livre m'émeut. Nous l'avons offert à Maude, parce que sa dynamique personnelle d'écriture fera corps avec les mots de Heanel.

jeudi 4 juillet 2013

Martin Luther King, Robert Kennedy, et Marie-Héllène


Robert Francis Kennedy (1925-1968)


Martin Luther King et Robert Kennedy 

La voix de Martin Luther King réclamait la justice, une voix ferme et douce avec son chant semblable à la musique des Noirs; cette voix du pasteur était aussi celle d'un poète, elle parlait pour les Noirs, en leur nom. Lui aussi irritait et exaspérait ses adversaires. Parmi eux, les membres du Ku Klux Klan; ils étaient déjà prêts pour le meurtre sous leurs cagoules blanches. Quelques mois plus tôt, le pasteur noir avait été en probation pour des transgressions dans la circulation, en Géorgie. Ces délits étant mineurs et possiblement faux, le juge du comté s'ingénia avec perfidie à condamner Martin Luther King à quatre mois de détention aux travaux forcés. Il eut tout de suite d'énormes protestations contre cette sentence. Une condamnation aux travaux forcés pour un Noir, dans une prison de Géorgie, à cette époque, c'était parfois la mort par la torture.

Et ce jour-là, lorsqu'on vint réveiller brutalement l'accusé dans sa maison, lorsqu'on le rudoya en lui mettant les menottes et une chaîne aux pieds, personne ne put lui venir en aide. Ce n'est que lorsque Robert Kennedy décida d'appeler le gouverneur de Géorgie, ensuite le juge à qui il ordonna que Martin Luther King fut libéré, que la libération eut lieu. Kennedy avoua combien il était consumé par cette menace d'incarcération  ( "Yes, it just burned me, all the way up here on the plane") au sens de la brûlure de sa conscience, de l'éveil de cette conscience à la dureté du racisme qui le consumait, l'outrageait; de là, allait naître  sa poursuite de la justice contre toute discrimination raciale. Paroles prophétiques : " Demain, oui, il se pourrait bien que dans quarante ans nous ayons un président noir". On se moqua de lui. Un président afro-américain fut élu majoritairement, quarante ans plus tard, Barack Obama. Robert Kennedy avait projeté son regard au-delà du présent.

Le 4 avril 1968, Martin Luther King fut assassin.

Ce 5 juin 1968, Robert Kennedy était assassiné. Il est décédé le 6 juin 1968.

Le lis Passages américains de Marie-Claire Blais

Je me rappelle mon désarroi mêlé d'une crainte dévastatrice. Le monde était devenu fou. Cinq jours plus tard, une petite fille naissait. Sereine, Marie-Héllène faisait son entrée sur cette Terre.  J'ai ressenti une vague d'espérance puissante, l'amour et la lumière ne demandaient qu'à irradier le monde. Un jour, Marie-Héllène dira: "Mon seul credo, c'est l'Amour Universel."

mercredi 3 juillet 2013

Robert Kennedy et Martin Luther King selon Marie-Claire Blais



 Robert Kennedy 

Je lis Passages américains, de Marie-Claire Blais

Robert Kennedy savait qu'il vivait à l'ère d'une criminalité ouverte avec la guerre au Vietnam, et quelques années plus tôt, ce dont il ne guérirait jamais, l'assassinat de son frère John Kennedy, le 22 novembre 1963. Quand il apprit  l'assassinat de Martin Luther King, le sénateur devait prononcer un discours à un groupe en majorité noir. Juché sur une plate-forme de camion, son discours fut remplacé par ces quelques mots: "Mes amis, j'ai de bien tristes nouvelles pour vous et pour tous ceux qui dans le monde vénèrent la paix. Martin Luther a été tué ce soir à Memphis, au Tennessee". 

Ces instants qui furent si cruels, présageaient une descente dans un enfer de violence. On éliminait indifféremment les plus vulnérables à la tête d'un pays, qu'ils fussent gouvernants encore imprégnés d'idéalisme, d'humanité, ou prêcheur, poète comme l'était Martin Luther King, ou militant comme le fut Malcolm X, n'allions-nous pas tous les perdre, les uns après les autres, dans la même froide barbarie? 
Mais c'est surtout l'esprit qu'on voulait tuer en Robert Kennedy, Martin Luther King et Malcolm X, l'esprit de désobéissance à un ordre inéquitable, social ou racial.

De cette voix brisée, Robert Kennedy implora la foule, en ce jour d'avril 1968, d'éviter tout désir de vengeance, ..." car ce n'était pas la saine direction que devait suivre un pays. Comme Martin Luther King nous l'a appris, ferons-nous un effort pour mieux nous comprendre, afin que cette tache sanglante puisse enfin disparaître, oui, sur notre nation, notre terre". Robert Kennedy savait que cette nuit serait une nuit d'émeutes, de fusillades, de tueries. Il y avait eu en si peu de temps, trop de sang versé. Le sénateur, ce 4 avril 1968, croyant vain tout discours de consolation cita le poète Achille, "dans notre sommeil, la douleur que nous ne pouvons pas oublier se répand goutte à goutte dans notre coeur, jusqu'à ce que de notre désespoir naisse la sagesse."  Ses enquêtes et la rude droiture de son combat contre les associations de malfaiteurs, lui avaient attiré de nombreux ennemis. R.K. sentait tous ces remous hostiles, mais n'en continuait pas moins sa lutte.


"Celle que mon coeur aime!"


La Julia

Après la mort atroce de Thomas More, le sourire de cette petite fille de trois ans a lavé la tristesse qui  voulait s'installer dans mon esprit. Il faut connaître son passé pour comprendre lucidement les enjeux du temps présent; une si triste histoire avait besoin de ce sourire-là. "Celle que mon coeur aime" a écrit sa maman sous sa photo. Et, à mon tour, j'écris: " je t'aime mon p'tit coeur!"



Mimi a écrit: Elle est magnifique cette enfant!

mardi 2 juillet 2013

Thomas More est décapité ...


Thomas More (1478-1535)

Thomas More se prépare à la mort. Il subira quatre interrogatoires. On lui enlève ses livres et ses moyens d'écriture. Il garde dorénavant le silence. La composition du Tribunal est en soi révélatrice d'une volonté de condamner l'accusé. More affaibli par quinze mois d'emprisonnement écoute la lecture de l'acte d'accusation. Le "crime" de l'ex-chancelier est d'avoir parlé du roi avec malice, traîtreusement, diaboliquement. More démonte successivement toutes les charges personnelles prononcées contre lui. Il fait sa dernière plaidoirie mettant sa  compétence juridique et son talent d'orateur à plaider sa cause. Il plaide non coupable. Le Tribunal se retire brièvement, un quart d'heure! pour délibérer. Les membres du jury ont voté à l'unanimité la culpabilité de l'accusé. Condamné à la peine capitale, More ajoute :"Je prie Dieu pour qu'il protège le roi, le garde, lui donne la sécurité et lui envoie un conseil salutaire."

Thomas More est décapité le 6 juillet 1535. Dans sa "bienveillance" le roi a commué l'éviscération,  l'écartèlement et la pendaison en simple décollation. Mais avant, le roi lui a fait donner l'ordre de ne pas s'adresser au peuple du haut de l'échafaud car Thomas More était très estimé des Londoniens pour son intégrité et son équité. Le chevalier Thomas More demande à la foule de prier pour lui, puis il proclame à haute voix sa double et indéfectible fidélité : "Je meurs fidèle serviteur du roi, de Dieu premièrement."

Le corps du martyr est sans doute jeté dans la Tamise ou dans une fosse commune, comme c'était l'usage. Sa tête fut ébouillantée pour qu'elle ne put conserver l'apparence de la vie et plantée sur un piquet sur le Pont de Londres. Sa fille Margaret obtient de recueillir cette tête relique qu'elle gardera avec elle en quittant Londres. Le crâne de Thomas More repose dans l'église Saint Dunstan, lieu où il est toujours vénéré.

Dès que la nouvelle de l'exécution de More parvient dans les pays européens, la réprobation est unanime. Trois années plus tard, même Luther désapprouvera Henry VIII  d'avoir fait mourir son ancien chancelier. Plusieurs souverains manifestent leur indignation et comment ne pas évoquer la tristesse de son ami Érasme: "Thomas More dont le coeur était plus pur que la neige, dont le génie était tel que l'Angleterre n'en eut jamais de semblable..."

Quant à Anne Boleyn, son royal amant la fit décapiter moins d'un an après l'exécution de More. Thomas More fut béatifié en 1886 et canonisé en 1935. Le pape Jean-Paul II l'a fait patron des gouvernements et des hommes politiques en 2003.

Thomas More a un blog sur facebook.

Je termine le livre Thomas More, au risque de la conscience de Jacques Mulliez

Henry VIII , chef suprême de l'Église d'Angleterre


Henry VIII

Henri VIII  destitue Wolsey et le remplace. C'est  Thomas More qui est nommé chancelier du royaume d'Angleterre. Henry VIII ne lâche pas prise. Une comédie sordide est montée pendant l'été 1529 par le roi, qui se fait convoquer (!) avec la reine par un tribunal ecclésiastique nommé par ses soins pour juger en faveur de la nullité de son mariage. Bien que la reine se soit jetée à ses pieds en le suppliant:" Quand tu m'as prise pour la première fois, Dieu m'en est témoin, j'étais une vraie pucelle qu'aucun homme n'avait jamais touchée, et ta conscience me dira si je mens." Catherine s'était d'ailleurs mariée selon les usages des noces des vierges, vêtue de blanc, les cheveux épars, ce que le roi avait confirmé dans une lettre à son neveu espagnol Charles Quint. Henri VIII ose affirmer:" Tous les bons chrétiens savent quelle douleur et quel déchirement étreignent celui qui souffre en sa conscience. Je vous jure sur ma foi que cette affaire a tellement perturbé mon âme que je ne puis plus m'attacher à mon royaume et au bien de mon peuple." 

Le Parlement anglais reconnaît Henry VIII comme seul et suprême Lord de l'Église d'Angleterre. Les évêques anglais s'inclinent. La situation est paradoxale: c'est le roi qui va détenir le pouvoir spirituel alors que le pape ne garde qu'un pouvoir temporel. More est scandalisé. Le roi franchit une nouvelle étape en décidant de nommer les évêques sans l'accord préalable de Rome. Henry VIII se fait reconnaître "Chef Suprême de l'Église d'Angleterre". Thomas More demande à être déchargé de ses fonctions de chancelier. Le roi fait annuler son mariage avec la reine Catherine par l'Église d'Angleterre. L'archevêque marie en secret Henry VIII et Anne Boleyn, enceinte de la future Élisabeth première. Henry VIII et l'archevêque sont excommuniés par le pape qui déclare nul ce second mariage. Anne Boleyn boudé par la population londonienne est couronnée reine à l'abbaye de Westminster. More refuse d'assister au couronnement d'Anne Boleyn, ce qu'elle ne lui pardonnera pas. Élisabeth naît le 7 septembre et Mary Tudor, fille de la reine Catherine et du roi, est expulsée du manoir royal et traitée en bâtarde. More est convoqué pour signer l'Acte de Succession déclarant illégitime Mary Tudor et donnant priorité aux enfants d'Anne de Boleyn; il refuse. Thomas More refuse aussi le serment reconnaissant le roi, un laïque, chef de l'Église. Après ce double refus, More est mis sous résidence surveillée. Il refuse une fois encore le serment: "Ce serment, je ne peux le prêter sans hasarder mon âme en la damnation ". More est envoyé à la Tour de Londres et emprisonné pendant quinze mois.

Thomas craint la torture physique qui pourrait le faire revenir sur son engagement. Cette période est reconnue comme la plus révélatrice du cheminement  vers la sainteté de Thomas More. Il a écrit des centaines de pages rédigées dans des conditions les plus difficiles. Le Dialogue du Réconfort est considéré comme un chef d'oeuvre équivalent à L'Utopie, une somme de la sagesse humaine et chrétienne. 

Je lis Thomas More, au risque de la conscience de Jacques Mulliez

lundi 1 juillet 2013

Thomas More et Henry VIII



 Thomas More, chancelier du roi d'Angleterre (Hans Holbein)


Henry VIII, roi d'Angleterre


Henry VIII devient roi d'Angleterre. Il vient d'épouser Catherine d'Aragon, la veuve de son frère aîné. La validité de ce mariage sera au coeur de la vie politique et religieuse anglaise vingt ans plus tard. La carrière de More se déploie; il est député, donne des cours de droit, lors d'une mission en France, il apprend parfaitement le français, il devient un talentueux diplomate et dans ses temps libres il écrit Utopie où il remet en cause l'ordre établi. Le roi le nomme Conseiller Royal et lui alloue une pension annuelle. Tout semble réussir à More. En 1511, pour une raison inconnue, sa femme décède. Le mariage de Thomas More avec Alice Middleton quelques semaines plus tard seulement fera couler beaucoup d'encre. Thomas est un jeune veuf de trente-trois ans, en charge d'une maison avec quatre jeunes enfants de cinq à deux ans avec un besoin de mener une vie conjugale normale. Il adopte la fille de sa femme, il adopte aussi une autre fille dont la mère Margareth More est décédée prématurément.

La "Grande affaire du Roi"

La vérité historique interdit de parler de ce roi uniquement comme d'un Barbe Bleue aux six femmes, dont une répudiée et deux légalement assassinées. En 1518, Henry VIII règne depuis neuf ans. Sa connaissance du latin, de la théologie et des textes anciens laissaient présager que l'Angleterre serait un royaume idéal. Le faste déployé par le nouveau roi émerveille la population. Il s'entourait d'hommes de valeur, son chancelier Thomas Wolsey, Thomas More, nommé secrétaire du roi etc... 

Henry VIII est de plus en plus irrité par l'opposition papale à l'annulation de son mariage avec Catherine d'Aragon; il rend le chancelier Wosley responsable de cet échec. Il lui retire sa charge et la confie à Thomas More. C'est la première fois, en Angleterre, qu'un laïc non issu de la noblesse, est nommé à un tel poste.

En 1502, Arthur, fils aîné du roi Henri VII, meurt à 16 ans de la tuberculose. Marié depuis plus de trois mois, le jeune prince laisse une veuve de dix-sept ans, Catherine d'Aragon. Pour ne pas remettre en cause l'alliance entre l'Angleterre et l'Espagne, il est naturellement envisagé que le frère cadet d'Arthur, Henry, âgé de onze ans, épouse la veuve de son frère. Le mariage est célébré en 1509, quelques semaines après la mort du roi, son père. Le couronnement a lieu juste avant les dix-huit ans du nouveau roi Henry VIII. La nouvelle reine a 25 ans. De ce mariage naissent six enfants, dont cinq morts prématurément. Seul reste une fille Mary, la future reine, Mary Tudor. Ce mariage politique semble être heureux dans les premières années.

Henry VIII regrette pourtant de ne pas avoir d'héritier mâle pour lui succéder, même si les femmes peuvent légalement régner en Angleterre. Comme, de plus, l'alliance avec Charles Quint a été rompue, ce dernier n'ayant pas voulu épouser Mary, fille Henry VIII et de Catherine d'Aragon, le mariage avec la reine n'a plus de justification diplomatique. Mais l'idée de demander l'annulation de ce mariage répond aussi à d'autres motivations, en particulier celle d'épouser une dame d'honneur de la reine, Anne Boleyn. Jeune personne de bonne noblesse, Anne Boleyn élevée à la cour de France, est ambitieuse, voire intrigante. Sa soeur, Mary, est  déjà la maîtresse du roi, mais Anne vise plus haut: elle veut devenir reine et fait miroiter aux yeux du roi que, beaucoup plus jeune que la reine (elle a vingt ans alors que la reine en a trente-huit) elle lui donnera le fils qu'il veut avoir. Henry, jeune homme passionné, très amoureux d'Anne Boleyn, est prêt à tout pour atteindre son objectif.

Le roi, Défenseur de la Foi, connaît les textes de la Bible et pense avoir trouvé une raison morale et théologique pour justifier sa volonté de faire annuler son mariage. Cette raison repose sur deux textes du Lévitique: "Tu ne découvriras pas la nudité de la femme de ton frère" (LV 18-) et "Si un homme prend la femme de son frère, c'est une impureté; il a découvert la nudité de son frère: ils seront sans enfants."(LV 20-21) Cette phrase signifie pour Henry VIII qu'il est puni de son péché en n'ayant pas de fils. À partir de là, une longue controverse juridico-théologique commence. (Àsuivre)

Thomas Moore, au risque de la conscience, Jacques Mulliez