mercredi 22 septembre 2010

Incendies,le film




J'ai été envoûtée par ce film. Je me suis réveillée cette nuit et les images continuaient à m'habiter et s'entrechoquer sous mes paupières fermées. Des images grandioses, atroces, émouvantes et poignantes. Je suis allée voir ma mère aujourd'hui eh bien! je lui ai raconté cette fascinante et terrible histoire.

L'actrice Lubna Azabel qui joue le rôle de Nawal est admirable. Je vibre à la souffrance des femmes sur cette terre, c'est sûr que j'ai pleuré. Les derniers mots du générique c'est pour dédier le film aux grand-mères. Et une des premières scènes du film nous montre la colère de la grand-mère de Nawal, une magnifique colère puis l'extraordinaire mansuétude, la beauté pure de l'amour quand elle prend sa petite-fille dans ses bras et lui fait promettre de partir, d'abandonner son enfant, d'étudier, d'apprendre à lire et à penser, apprendre à être libre. C'est une scène d'une détresse sublime.

L'enfant né de l'amour est aimé et pardonné malgré l'impensable. L'intensité du pardon est tel qu'il est porteur de guérison pour ce fils et il ne peut que nous rendre meilleurs parce que ce pardon s'insinue dans nos entrailles et nous révèle le côté mitigé des nôtres.

C'est un film puissant. Le long générique de la fin est important pour nous permettre un peu d'apaisement, l'émotion étant vive. Merci Denis Villeneuve, pour ce si beau film. Aux Oscars, Incendies représentera le Canada dans la course aux nominations, dans la catégorie Meilleur film étranger. Bon vent!

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